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Artiste
coup de cœur des festivals de l’été. Nous ne pourrons pas le nier, les programmations artistiques des festivals de notre beau sud-est, manquaient, cet été, d’un minimum d’audace. Seules quelques associations ont su se démarquer des standards et habituels « Vus, revus et corrigés » (mais tellement bons tout de même, car quand nous ne les verrons plus sur scène, ils nous manqueront). La palme de la « Hardiesse » est décernée aux organisateurs du « Garde’n Blues Festival » de Marseille qui nous ont offert sur un Philippe Ménard, seul sur scène en live comme en studio: «The Real Only French One Man Band » … Philippe est un de ces olibrius du Blues de la scène francophone, qui vous marque à vie ! Tel un combo Blues à lui tout seul ! Il est un Bluesman à l’âme prophète et inspirée, au charisme de Big Bill Bronzy, s’exprimant avec l’énergie de Rory Gallagher (dont il est certainement le fier héritier) et forgeant un style musical rural comme celui de R.L.Burnside. Philippe sait nous entraîner vers ses héros du Blues dont il nous offre une perspective personnelle au travers de quelques reprises « You Gotta Move » - Fred McDowell, « Croosroads » - Robert Johnson, « Who Do You Love » - Bo Diddley « Kind Hearted Woman » - Robert Johnson, « Wait Until Tomorrow » & « Voodoo Child » - Jimi Hendrix, « Moonchild » - Rory Gallagher…). |
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Philippe encense Marseille, avec aussi des écrits propres et singuliers, gratifiés d’une touche de guitare, honorablement explosée par les années et décorée des derniers badges des seventies (top tendance !) ou d’un harmonica dont la « gnack » et l’expression sont savamment retenues par une caissette de résonnance. Ce Bob Log français débridé de Jon Spencer, frappe fort sur sa guitare (bottleneck au doigt, peut être le majeur pour le côté provoc’ et rebelle !) et avec humilité, narre sa vie et ses déboires. Oui cet homme est comme nous finalement : humain ! Enfin presque parce que pour adapter une synchronisation ; harmonica, chant, guitare, grosse caisse (pied droit) et…euh…ben… ch’ais pô…, percussions, peut être (pied gauche), faut il vraiment être humain ? Et sachant adapter sa culture Afro-Blues dans des instruments tout aussi hétéroclites qu’originaux…le musicien est bien entendu intelligemment allumé, pour arriver à « coktailiser » humour et culture. Nous savons pourquoi dorénavant Rémy Bricka a sombré dans l’oubli ! David Bascunana |
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Fils spirituel
de Rory Gallagher et petit cousin de BBB (Big Bill Broonzy !), Philippe
ménard publie son sixième album. L’homme orchestre
y prèche la bonne parole, odes à l’amour et à
la vie (face à face des valeur et des illusions perdues) sur
fond de Blues et de Boogie, assez Rock, joués avec énormément
d’entrain, une fraîcheur et une pêche peu communes.
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«
Alzhamour » est un album stupéfiant débordant de
talent et de générosité. Un bouquet multicolore
de 12 plages originales enregistrées à la maison, électriques
et acoustiques, tour à tour émouvantes (Pierre), menaçante
(Mauser Nature Son , Number 6), magiques (Your Gama Over, She can’t
Dance), étonnantes (Come back) et craquantes pour les pieds (Alzahamour,
Ex-Stasi Girl, The Red Boogie). Et comme prouver qu’il n’en
possède bien que deux pieds, deux mains et une seule bouche et
qu’il s’en sert en même temps et comme personne, Philippe
Ménard, au chant, à la guitare, à l’harmonica
et aux tambours dépouillés, evoie trois reprises en public
de trè haute facture en clôture d’un album de la
même trempe. Un succulent « Big Bill Blues » des racines,
une douceur à l’imparable swing du coté de chez
Gallagher, « Race The Breeze » et enfin un tonifiant «
Madison Blues » d’Elmore James, slide oblige, très…
Gallagherien, avec harmonica Blues chauffé à blanc. Ah.
A la maison le one man band tâte aussi des cordes et des claviers.
C’est diiiiiiiiinnnnnngue ! |
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SOUL
BAG |
L’humour
noir est présent tout au long du nouveau disque de Philippe Ménard
intitulé « Alzhamour ». Ne passez pas à coté
de ses textes désabusés. C’est un des rares français
à savoir écrire en anglais. Musicalement, on se situe
dans le blues rock bien senti, très rythmé, peut être
en raison de la formule choisie de l’homme-orchestre. Le blues
est présent à travers de fortes réminiscences de
John Lee Hooker dans les nombreux boogies et les reprises de Big Bill
Broonzy et Elmore James. Le CD se termine par deux titres en public
: çà dégauge, le public aime. Le meilleur disque
de Philippe. |
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N° 170 mars 2003 |
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TRB N°9 - page 16 |
Philippe Ménard est l’homme-orchestre par excellence ! Chant, guitare, harmonica, grosse caisse, caisse claire, tambourin… Tous ces instruments sont présents sur l’album, mais également sur scène, et c’est Philippe qui joue les rôles d’auteur, de compositeur, d’interprète et de chef d’orchestre de sa musique, seul devant son public ! Membre de la dynamique association Blues qui Roule, Philippe Ménard n’a pas toujours roulé sa bosse en solo : autrefois membre du groupe Téquila, il en a eu assez des changements de musiciens et ne compte désormais que sur lui-même pour remuer les foules des nombreux festivals auxquels il participe. Son style passionné à la scène comme dans la vie a séduit nombre d’amateurs de Blues… Après Hungry dog (1995), « A for night in Spiderland (1996), « Fout’l’bazar (1998) et « Y ‘ aura pour tout le monde” (2000), ce cinquième album propose pas moins de 12 compositions et seulement 3 reprises (judicieusement choisies parmis les répertoires de Big Bill Broonzy, Elmore James et… Rory Gallagher dont Philippe approche souvent la voix !). Rock’n’roll (Ex Stasi girl ») Folk (Your game iso ver »), Boogie (« The red boogie »), ballades (“She can’t dance”)... Mais le Blues transpire à chaque plage ! Tout est bon pour coller à la peau de ce véritable griot du Blues français. Il sort facilement des 12 mesures traditionnelles pour entrer dans des impros aux inspirations pop seventies (il faut écouter par exemple « Fall in love » pour s’en convaincre). Il ne néglige pas quelques effets sans ostentation (échos dans la voix sur « Come back »). Philippe ménard est un personnage hors du commun, compositeur de grand talent, trempant dans une ambiance blues puissante et tenace… POUR CONCLURE : pour les amateurs de Blues-Folk sympa au coin du feu, avec un bonne bouteille, entre amis… Mais aussi ceux qui apprécient l’authenticité et le cœur. Un l’album qui pourrait figurer parmi les meilleures réalisations françaises de l’année ! Marc Loison |